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Européennes : l'Education nationale otage de l'UMP !

A quelques jours des élections européennes, le gouvernement et le Président de la République suscitent une agitation médiatique malsaine autour de la question de la violence en milieu scolaire.

On assiste ici à une manœuvre honteuse et cependant habituelle de la part de l’UMP avant des élections, à savoir agiter le spectre de l’insécurité pour mobiliser l’électorat de droite et tenter de capter celui de l’extrême-droite. Le but est aussi bien évidemment de détourner l’attention des électeurs des politiques menées par la droite au pouvoir pour lutter contre la crise et ses conséquences sociales.

Cette exploitation électoraliste des difficultés que peuvent connaître actuellement certains établissements scolaires est inacceptable

L’UMP n’a pourtant aucune leçon à donner sur ces questions tant la politique qu’elle mène depuis 2002 en France est responsable de la dégradation des conditions de vie et d’enseignement dans les établissements scolaires. En supprimant chaque année des dizaine de milliers de postes dans l'Education nationale, elle a sciemment abandonné les établissements les plus défavorisés et provoqué une montée des violences.

Le ministre Xavier Darcos maintient donc ses propositions choquantes et floues de « force mobile d’agents en milieu scolaire » et de portiques détecteurs de métaux à l’entrée des établissements.

Ces propositions sont choquantes tout simplement parce qu’elles démontrent à nouveau que le gouvernement ne peut concevoir de mesures qui ne soient purement répressives. Elles sont floues, y compris dans l’expression même du ministre qui parle de « cas par cas », tout simplement parce que la réalisation de ces projets tient plus de l’incantation que de la mesure précise. Encore une fois, le gouvernement ne peut occulter sa responsabilité dans les difficultés actuelles de l’Education nationale quand sa l’essence de sa politique tient dans la seule nécessité de supprimer, année après année, le plus de postes possibles.

Pour traiter de cette question préoccupante de la violence scolaire, le ministre a choisi mercredi dernier de ne pas recevoir les représentants des personnels enseignants qui sont pourtant, avec les élèves, les premiers concernés par ce grave sujet. Une nouvelle fois, le ministre démontre tout le mépris qu’il porte aux personnels enseignants.Les socialistes ont au contraire la volonté de construire des propositions alternatives aux mesures de la droite au pouvoir en collaboration avec tous les acteurs de la communauté éducative.

Dans le cadre des élections européennes, il faut souligner que la droite européenne en dérégulant, en s’attaquant aux services publics et en mettant en œuvre des politiques fiscales et sociales injustes, est responsable de la situation actuelle. Le programme des socialistes européens est au contraire centré sur la question de la puissance publique, des services publics, de la mise en place d’une plus grande justice fiscale, soit l’inverse des politiques défendues depuis des années par les conservateurs européens.

Pour sanctionner Darcos et Sarkozy et défendre le service public d'Education nationale, le 7 juin, un seul vote : le vote socialiste !

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